Rêver à un corps de rêve

Rêver à un corps de rêve - Tommie Steen

Il n’y a pas longtemps, j’avais décidé de me mettre à l’entraînement. En effet, à l’approche de l’été, je voulais perdre du poids et me débarrasser de mon affreuse graisse abdominale, afin de pouvoir fièrement me pavaner en bikini sur la plage. N’ayant trouvé personne pour m’accompagner, je m’étais rendue toute seule dans une salle de sport située à côté d’une entreprise de décontamination moisissure Montréal. C’était ma première séance. L’entraîneur, qui avait l’air d’avoir à peine vingt ans malgré ses gros muscles, m’avait gentiment accueilli. Il me posa quelques questions sur les objectifs que je souhaitais atteindre, afin de me prescrire les exercices et un régime alimentaire adéquat. Une fois notre petit entretien terminé, il me demanda de monter sur un tapis de course électrique, et me demanda de courir pendant trente minutes.

Quelle histoire !

J’avais failli abandonner dès les premières minutes. Mon corps m’en voulait terriblement de lui faire subir une pareille torture. Mes poumons me faisaient mal et la sueur qui coulait sur mon front m’aveuglait. L’entraîneur, lui, m’observait calmement comme s’il attendait le premier signe de faiblesse de ma part pour m’achever. Les trente minutes passées, je suis descendue de l’appareil entièrement essoufflée et les jambes flageolantes. C’était le moment de passer à la musculation. Il me fit faire plusieurs séries d’abdominaux et de squats. À chaque mouvement, mon estomac se portait de moins en moins bien. Je sentais la nausée monter, mais il fallait que je tienne le coup. Il y avait d’autres personnes qui s’entraînaient. Hors de question de subir une telle humiliation ! Lorsque vint enfin le moment de faire des étirements, je n’étais plus qu’une grosse masse sans force.

Un mal pour un bien

La séance avait duré une heure et demie en tout. J’avais mal partout et je me sentais totalement exténuée. L’entraîneur me félicita pour les efforts que j’avais fournis, et fixa la date de la deuxième séance pour deux jours plus tard. J’avais juste acquiescé sans être vraiment sûre de vouloir remettre les pieds dans cette salle un jour. Mais finalement le surlendemain, j’étais là, prête à revivre le calvaire. Car malgré la fatigue et les courbatures, cette séance d’entraînement m’avait fait le plus grand bien. Je me sentais légère et en bonne santé. J’avais donc continué. Les résultats se firent constater dès le premier mois, et après trois mois, je me pavanais en bikini sur la plage, comme je l’avais souhaité.